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Alcool et drogues au travail : une préoccupation !

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(Novembre 2012)

La consommation d’alcool et de drogues est omniprésente dans notre société. Alors, pourquoi votre milieu de travail devrait-il se pencher sur cette question ? C’est simple : à cause des répercussions que l’usage de ces substances peut occasionner. Nous le rappelons souvent : comme employeur, vous devez faire preuve de diligence raisonnable. Et cela est tout aussi vrai en ce qui a trait à l’alcool et aux drogues en milieu de travail. Mieux comprendre ce phénomène vous aidera à mieux intervenir pour prévenir les risques d’incidents ou d’accidents du travail liés à ces substances.

Alcool : des données qui font réfléchir…

À cause de la popularité croissante du vin et des spiritueux, les Québécois consomment de plus en plus d’alcool et cette tendance à la hausse s'accentue, selon Éduc'Alcool. (La Presse 31-12-2011)

En France, le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) considère que « l’alcool est impliqué dans 10 % à 20 % des accidents de travail déclarés. » Et cette donnée ne tient pas compte des drogues !

À la lumière de ces constats, vous ne pouvez donc supposer que tous vos employés sont à l’abri de comportements de consommation excessive d’alcool. Et cela est inquiétant...

Drogues – une montée mondiale !

Au Québec, comme partout dans le monde, on constate, depuis des années, une augmentation de la consommation de drogues : surtout le cannabis, la cocaïne, le speed (méthamphétamine) et l’ecstasy.

Dans le rapport Estimation de la taille des marchés illicites de la méthamphétamine et de la MDMA au Canada, préparé pour Sécurité publique Canada, des chercheurs ont établi à 3 458 le nombre de vendeurs de méthamphétamine et, à 4 561, le nombre de vendeurs d’ecstasy au Québec (publié en février 2012).

En France, une note de 2012 nous fait réfléchir davantage sur le sujet. « La drogue envahit le monde du travail. Un Français sur dix consommerait de la drogue au travail. L’Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) en France a publié ce qui confirme cette tendance : une part importante des salariés se drogue au travail (http://www.europe1.fr/France/La-drogue-envahit-le-monde-du-travail-907211/). »

Bien que plus de recherche soit à faire au Québec, nous pouvons facilement déduire que la réalité d’ici ne doit pas être très éloignée de la leur.

Usage, abus et dépendance (addiction)

Il y aura toujours quelques personnes qui auront une progression vers la dépendance (addiction). Le passage de l’usage vers l’abus, puis vers la dépendance, est un danger réel potentiel. De là l’importance d’observer le rendement, le comportement et l’absentéisme du personnel, parfois liés directement aux substances, en vue de prévenir un accident ou un incident au travail.

Une politique préventive

La consommation d’alcool et de drogues en milieu de travail est une problématique préoccupante pour les employeurs. Un sujet vaste et complexe ! Or la mise en place d’une politique préventive, en matière d’alcool et de drogues, peut contribuer à offrir un lieu de travail sain et sécuritaire. Elle est nécessaire pour un équilibre entre les obligations légales des employeurs, en matière de santé-sécurité, et les droits des employés.

Notons qu’en Belgique, le Conseil national du travail (CNT) a créé une Convention collective de travail qui, depuis 2010, oblige toutes les entreprises privées à se doter d’une politique préventive en matière d’alcool et de drogues.

Quant aux tests de dépistage d’alcool ou de drogues, selon la jurisprudence actuelle, ils doivent être utilisés avec prudence et dans des circonstances précises. Pour sa part, la Commission canadienne des droits de la personne autorise les tests de dépistage d’alcool ou de drogues préembauche ou de manière aléatoire pour les chauffeurs d’autobus et de camion1, à la condition de prendre des mesures d’adaptation à l’égard de ceux qui ont une dépendance à ces substances. La Commission canadienne étend même cette possibilité aux employés occupant des postes critiques pour la sécurité. Cependant, au Québec, seules certaines situations en cours d’emploi peuvent justifier l’utilisation de tests de dépistage et de drogues (à cet effet, voir Nouvel éclairage sur les politiques en matière d’alcool et de drogues).

Pour vous aider à prévenir et à gérer le risque associé à l'alcool et aux drogues au sein de votre entreprise, le Centre patronal propose la formation Alcool et drogues au travail : droits et obligations.


1. Commission canadienne des droits de la personne, Politique de la Commission canadienne des droits de la personne sur le dépistage d’alcool et de drogues (revisée octobre 2009) www.chrc-ccdp.ca/pdf/padt_pdda_fra.pdf.

 



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