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Bien appuyer les superviseurs en SST

Octobre 2014

Le superviseur est un acteur clé en prévention. Avec ses employés, il est en contact direct avec les situations à risques. S’il n’est pas sensibilisé et ne s’implique pas, les efforts pour améliorer la prévention seront vains. Or un superviseur peut démontrer 4 niveaux d’implication en santé-sécurité (SST).

  1. Le retrait : le superviseur ne veut pas s’impliquer en SST.
  2. La délégation : le superviseur confie ou laisse à d’autres le soin de s’occuper de prévention.
  3. L’implication hiérarchique : le superviseur rencontre ses responsabilités en SST sans impliquer les employés.
  4. L’implication participative : le superviseur s’occupe de SST et implique ses employés.

Une étude de Marcel Simard, dans les années 90, a dévoilé que les superviseurs travaillant en mode participatif obtiennent de bien meilleurs résultats en santé-sécurité. Les employés de ceux-ci ajoutent leur grain de sel aux décisions qui se prennent en SST dans leur entreprise et, comme ils sont experts dans leur travail, ils proposent de bonnes idées ! Aussi, ayant été consultés lors de l’élaboration de nouvelles règles, ils offrent moins de résistance pour les appliquer. Les gens se sentent aussi plus responsables relativement à leur sécurité parce qu’ils participent aux décisions; d’où l’intérêt d’obtenir de nos superviseurs qu’ils s’occupent de SST en mode participatif.

Mais comment les appuyer afin qu’ils optent pour ce style de gestion ? En ayant une organisation du travail le favorisant ! La formation aux superviseurs est importante, la présence d’un coordonnateur en SST et d’un directeur qui a à cœur la santé-sécurité le sont tout autant.

1. La formation

Toujours selon M. Simard, il y a davantage de superviseurs qui optent pour la gestion participative de la prévention dans les entreprises où l’on n’hésite pas à les former sur une variété d’aspects liés à la prévention. Il faut, bien entendu, former les superviseurs sur les outils de prévention. Mais si nous désirons que ces derniers travaillent en mode participatif, les formations de type coaching sont de mise. Il est aussi intéressant que les superviseurs s’inscrivent aux formations techniques prévues pour leurs employés. De cette façon, ils sont en mesure d’effectuer des suivis pertinents. Parfois, les gestionnaires se plaignent de ne pas disposer d’assez de temps pour s’occuper de prévention. Si la surcharge de travail est trop grande, bien sûr, il faut y voir ! Il se peut aussi que l’on ne se trouve pas vis-à-vis une surcharge de travail proprement dite, mais que ce soit le superviseur qui ait de la difficulté à gérer son temps, ses priorités. Dans un tel cas, des formations plus générales en gestion (gestion des priorités, gestion de temps, gestion de personnel, etc.) peuvent être envisagées.

2. La présence d’un coordonnateur santé-sécurité

La présence d’un coordonnateur SST, qui consacre du temps à la prévention, favorise une supervision en mode participatif. Celui-ci procure des lignes directrices et un langage commun aux superviseurs. Ses outils de prévention doivent être simples et faciles à apprendre (si les employés connaissent bien les outils, ils solliciteront moins les superviseurs par la suite). Le coordonnateur SST doit faire en sorte que les superviseurs prennent le leadership de la santé-sécurité, dans leur équipe de travail. Il peut les soutenir et les guider en ce qui concerne leur travail avec les outils de prévention, mais il doit prendre garde de ne pas les déresponsabiliser.

Pour obtenir un partenariat efficace avec les superviseurs, le coordonnateur SST a intérêt à développer des stratégies qui visent à créer une relation de confiance et de respect avec les superviseurs, une relation agréable. Pour ce faire, le coordonnateur santé-sécurité doit être présent sur le plancher et sortir de son bureau. De plus, s’il assiste aux formations SST organisées pour les superviseurs, il est mieux à même de connaître les contenus. Et cela lui sera utile pour les suivis auprès de ceux-ci. Ainsi, il saura aussi ce que les superviseurs disent lors des formations. Et il pourra intervenir, au besoin, pour apporter des précisions. Et, bien entendu, il pourra contribuer au transfert des connaissances.

3. La présence d’un directeur qui a à cœur la santé-sécurité

Le directeur doit vouloir améliorer la prévention et y croire. Il est important que les employés l’entendent dans son discours. Par exemple, les annonces importantes en SST doivent être transmises par le directeur qui, à ce moment-là, doit profiter de l’occasion pour signifier son appui aux superviseurs et solliciter la participation de chacun. Le directeur doit démontrer aux superviseurs que la santé-sécurité est une valeur pour l’entreprise, qu’elle doit guider leurs décisions.

Le directeur doit aussi accorder le temps nécessaire aux superviseurs afin qu’ils puissent faire leur travail en prévention. Dans certains cas, cela commande de repenser l’organisation du travail. Tout comme le coordonnateur SST, le directeur doit aussi être présent sur les lieux de travail, sans toutefois prendre la place du superviseur auprès des employés. Le directeur doit finalement demander des redditions de compte aux superviseurs, relativement à la santé-sécurité. Il est souhaitable aussi qu’il assiste aux formations données aux superviseurs afin d’appuyer les messages SST et s’assurer du transfert des connaissances par la suite.



Nous sommes le seul regroupement d’associations d’employeurs entièrement voué à la formation et à l’information en santé et sécurité du travail.

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