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Le café : une source de monoxyde de carbone insoupçonnée et... recherchée !

Révisé en juillet 2013

Avant de se retrouver dans votre incontournable tasse de café matinale, les grains de café traversent bien des étapes. Saviez-vous que des concentrations importantes de monoxyde de carbone (CO) peuvent être émises lors de la mouture des grains de café et de leur ensachage ? Cette nouvelle causa tout un choc dans le milieu québécois des brûleries, mais les actions de prévention mises en place ont porté des fruits...

Un peu d’histoire

En 2005, des intervenants en hygiène d’une équipe de santé au travail ont détecté des concentrations importantes de CO dans une brûlerie industrielle de Montréal. C’est au cours d’une étude sur la qualité de l’air qu’avait demandée le propriétaire que ce problème est apparu. On soupçonnait alors les brûleurs au gaz des torréfacteurs d’émettre du CO. Toutefois, les résultats ont révélé que c’était plutôt, lors de l’ensachage du café moulu que certains travailleurs étaient exposés à des concentrations de CO dépassant la norme de courte durée admissible au Québec.

Autant les intervenants que le propriétaire de la brûlerie furent étonnés par ce résultat inattendu. Une recherche documentaire a révélé que seuls trois articles avaient été publiés sur les intoxications au CO dans des brûleries en France, aux É.-U. et au Japon. Deux accidents sont survenus au début des années 2000 impliquant des intoxications dans des espaces restreints, dont un avec décès. 

L’ensemble des renseignements rassemblés ont orienté les projecteurs directement sur les grains de café torréfiés. Cela a débouché sur un projet qui consistait à évaluer, de 2006 à 2007, l’exposition des travailleurs dans treize établissements de Montréal. Des brûleries industrielles et artisanales (dont certaines avec service de café sur place) ont été ciblées.

Le café torréfié a été confirmé comme une source de CO considérable. Ce gaz toxique remplace peu à peu l’oxygène dans le sang. Lors d’une exposition, les symptômes s’accentuent avec l’importance des concentrations de CO et la durée d’exposition : maux de tête, nausée et même perte de conscience. Le CO représente une menace à la vie.

Des travailleurs exposés au CO et des moyens pour les protéger

Les maîtres torréfacteurs savent depuis longtemps qu’à la suite de l’étape de torréfaction, procédé qui consiste à rôtir les grains de café, des concentrations de dioxyde de carbone (CO2) sont maintenues sous l’écaille du grain de café. Cette réaction nécessite une phase de dégazage pour que l’excédent de CO2 soit libéré avant la mouture ou l’ensachage. Et c’est lors de la mouture, où l’écaille est broyée, qu’il y a une libération massive de CO. Puis, à l’ensachage, le CO poursuit sa fuite…

Si tous les travailleurs des brûleries sont à risque d’exposition au CO, les préposés aux moulins et à l’ensachage le sont plus que les autres. Certaines personnes peuvent davantage être affectées par le CO, comme les femmes enceintes, ce qui nécessite des mesures préventives. 

Pour réduire le niveau d’exposition au CO, plusieurs moyens de prévention existent : la ventilation, les détecteurs de CO couplés à des procédures de contrôle, l’entretien...

À cet effet, la Direction de santé publique de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal met à votre disposition un outil d'information. Il s’agit d’un sac à café qui contient des cartons informatifs. On y trouve des solutions pour réduire le CO et une échelle de gradation des symptômes en fonction des niveaux de CO dans l’air. Pour le recevoir gratuitement, composez le 514-528-2400, poste 3254.

 

 

 

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