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Mieux gérer le retour au travail pour réduire la chronicité... et les coûts !

Révisé en février 2014

Une bonne gestion de la santé-sécurité passe obligatoirement par la mise en place de mesures préventives pour réduire les lésions professionnelles. Mais si, malgré les efforts en prévention, des lésions surviennent, il ne faut pas négliger de gérer les différents aspects de la réparation, dont tout ce qui touche au processus de retour au travail.

C’est un fait avéré, les lésions professionnelles coûtent cher aux entreprises et au régime de SST. Et plus la durée de l’absence est longue, plus le coût total d’une lésion est élevé en raison, notamment, des dépenses reliées aux indemnités de remplacement du revenu et aux soins médicaux de toutes sortes.

Des initiatives de prévention, prises par les entreprises, contribuent à réduire, depuis plusieurs années, le nombre de lésions professionnelles. Mais force est de constater que les prestations versées pour les programmes de réparation sont encore très élevées (un peu plus de 1,84 milliard de dollars, en 2012). Une des raisons pouvant expliquer ce constat est le nombre encore élevé de lésions entraînant des absences prolongées. Voici quelques données.

En 2011, la durée moyenne d’indemnisation pour une lésion a été de 134 jours payés (comparativement à 138 jours, en 2010). Pour les dossiers les plus problématiques, soit ceux entraînant des absences du travail de 1000 jours ou plus, la durée moyenne d’absence était de 1306 jours en 2011.1 On semble être sur la bonne voie, mais on parle tout de même de 1778 dossiers (sur un total de 91 030), soit 1,95 % des dossiers indemnisés qui ont des absences de plus de 1000 jours.2

Remettons ces données en perspective. Un employé absent du travail depuis 1306 jours (soit depuis plus de 3 ans et demi) aura, certes, beaucoup de difficulté à reprendre le travail. La présence de limitations fonctionnelles ou de douleur, l’éloignement de la routine de travail, la peur des préjugés des collègues ou, tout simplement, l’adoption d’une routine de vie excluant le travail s’avèrent des obstacles réels. Il est parfois difficile de revenir au travail après trois semaines de vacances, imaginez alors ce que l’on peut ressentir après trois ans d’absence ! Ces données vous présentent un portrait en termes de lésions professionnelles, mais les défis reliés au retour au travail s’appliquent également lors d’une absence pour un problème de santé non professionnel (ex. : en assurance invalidité).

Et si l’absence est reliée à un problème de santé mentale (que l’employé soit indemnisé par l’assurance salaire ou par la CSST), les difficultés seront amplifiées en raison notamment de la stigmatisation.

Puisque vous avez besoin de l’expertise et des compétences de tout votre personnel, l’objectif est de permettre aux personnes, ayant eu à s’absenter pour des problèmes de santé, de reprendre un travail dans les meilleurs délais et de demeurer au travail.

Alors que faire pour faciliter le retour au travail, particulièrement après des absences prolongées ?

Un premier constat : les démarches pour garder le contact avec l’employé absent et pour favoriser le retour au travail devraient être amorcées le plus rapidement possible.

De plus, une bonne compréhension des obstacles freinant le retour au travail est essentielle si on veut soutenir l’employé dans une démarche de retour au travail. À cet effet, le rôle du supérieur immédiat auprès de l’employé est crucial.


1 CSST, 2012. Rapport annuel de gestion 2011, p. 54.
2 CSST. Des indicateurs de performance du Régime de santé et de sécurité au travail, mars 2012. Publié
dans InfoCPQ, septembre 2012, p. 8.

 



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