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La prévention des risques biologiques au travail

Janvier 2016

Bon nombre de travailleurs de divers secteurs d’activité sont exposés à des risques biologiques. En 2014, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a accepté environ 1200 réclamations pour des maladies infectieuses et parasitaires. Elle a accordé 8748 retraits préventifs à des travailleuses enceintes et qui allaitaient pour éviter qu’elles soient exposées à des agresseurs biologiques.

La Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) oblige les employeurs d’assurer la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, dans ce cas-ci,  infectieuses et parasitaires, par des mesures concrètes.

Selon l’article 51 de la LSST, l’employeur doit « prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité et l’intégrité physique du travailleur », incluant notamment :

3° s’assurer que l’organisation du travail et les méthodes et techniques utilisées pour l’accomplir sont sécuritaires et ne portent pas atteinte à la santé du travailleur;

5° utiliser les méthodes et techniques visant à identifier, contrôler et éliminer les risques pouvant affecter la santé et la sécurité du travailleur;

9° informer adéquatement le travailleur sur les risques reliés à son travail et lui assurer la formation, l’entraînement et la supervision appropriés afin de faire en sorte que le travailleur ait l’habileté et les connaissances requises pour accomplir de façon sécuritaire le travail qui lui est confié;

11° s’assurer que le travailleur, à l’occasion de son travail, utilise les moyens et équipements de protection individuels choisis par le comité de santé et de sécurité de l’établissement.

À ce sujet, la CSST a élaboré, il y a plusieurs années, un très bon guide de gestion des risques biologiques pour aider les employeurs à élaborer leur programme de prévention. Voici un exemple de la démarche spécifiée à la page 11. 

Comment l’employeur peut-il gérer les risques biologiques? 

  1. En repérant  les fonctions et les tâches présentant des risques d’exposition au sang, à la terre, à la salive d’un animal sauvage ou errant (y compris par morsure), aux éclaboussures d’eaux usées au visage ou aux bioaérosols.
  2. En s’assurant que tous les travailleurs ont reçu l’information sur les risques et les moyens de prévention à leur disposition.
  3. En appliquant les moyens et en fournissant les équipements de protection nécessaires.
  4. En inscrivant, dans les cahiers de procédures de travail, les mesures de prévention liées à la tâche.
  5. En offrant la vaccination préventive contre le tétanos, l’hépatite A ou l’hépatite B à tous les travailleurs dont la tâche le justifie, en commençant par ceux qui sont les plus exposés à ces microorganismes.
  6. En rédigeant et en suivant un plan d’action postexposition et en assurant un suivi systématique des expositions. Ce plan comportera les éléments suivants : 
    a. suivi médical;
    b. suivi postaccidentel.

De plus, l’employeur a des obligations à l’égard des matières infectieuses présentant un danger biologique en vertu du Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT). Cette classe de danger réfère aux microorganismes, aux acides nucléiques ou aux protéines qui provoquent de l’infection1.

La vaccination comme moyen de prévention

La vaccination est un moyen très efficace pour  prévenir les maladies infectieuses au travail. Le Guide canadien d’immunisation de l’Agence de la santé publique du Canada recommande certains vaccins en raison des risques liés à l’emploi pour les travailleurs du domaine de la santé,  des laboratoires, des services de garde à l’enfance et des établissements d’enseignement, exposés à des animaux ou à des matières animales, des organismes humanitaires, des services de police, d’urgence et correctionnels.

Voici, à titre d’exemple, les principales vaccinations professionnelles2 :

  • Coqueluche : contamination principalement par contact avec les enfants
  • Diphtérie : contamination entre individus, maladie hautement contagieuse qui se transmet surtout dans l’air lors de contacts directs
  • Encéphalite à tiques : maladie virale transmise par les tiques, qui n’est pas la maladie de Lyme (maladie bactérienne n’ayant pas de vaccin)
  • Grippe : contamination entre les individus
  • Hépatite A : contamination par les eaux usées et les aliments
  • Hépatite B : contamination par le sang et les sécrétions sexuelles
  • Leptospirose : contamination par des eaux infectées par des animaux (rongeurs)
  • Poliomyélite : contamination surtout oro fécale par l’eau, transmise par voie digestive
  • Rage : contamination par morsure d’animaux
  • Rubéole : contamination par contact direct avec une personne infectée
  • Tétanos : contamination par les blessures cutanées
  • Tuberculose : contamination interhumaine, par l’air, transmission au sein des collectivités, contagieuse dans l’expectoration
  • Typhoïde : contamination par l’eau, les aliments, selles ou objets souillés

1 Notre formation SIMDUT 2015 : Gérer la transition
2 Source : http://www.officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/service-de-sante-au-travail-reglementations/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=151&dossid=195

 



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