Plusieurs études le confirment : les comités paritaires de santé et de sécurité sont efficaces dans la prévention des lésions professionnelles, pour peu que leurs membres profitent d’une formation adéquate et soient appuyés par la direction, notamment.
Charles Létourneau, le PDG du Centre patronal SST, rappelle à ce titre les principales obligations des entreprises et celles des membres des comités de santé et de sécurité (CSS). Ces derniers devront entre autres suivre à compter de 2026 une formation ciblée donnée gratuitement par un organisme reconnu, tel le Centre patronal SST, qui a récemment obtenu l’accréditation de la CNESST.
Établir un climat de confiance qui s’inscrit dans la durée
Nous savons de longue date que le simple fait d’établir un comité de santé et de sécurité en entreprise ne règle pas du jour au lendemain, comme par magie, tous les enjeux de SST. Loin de là.
Déjà en 1994, une étude de l’IRSST établissait un lien inversement proportionnel entre la durée d’existence des CSS et les taux d’accidents. Plutôt que d’agir à la hâte, les entreprises doivent partir à point et investir consciencieusement dans l’établissement de leur comité.
Si l’on recule davantage dans le temps, d’ailleurs, une étude confirmait en 1984 que l’engagement de l’employeur et des employés constitue la variable clé des succès de ces comités… a fortiori celui des gestionnaires de plus haut rang.
Plus récemment, il a aussi été démontré qu’un investissement concret de la direction en santé-sécurité alimente la confiance des salariés, qui en retour améliorent de manière directe et indirecte leur efficience et leur bilan lésionnel.
Les CSS constituent ainsi des outils de gestion éprouvés de la santé-sécurité, pourvu qu’ils profitent de l’apport indispensable de toutes les parties prenantes.