Le 1er octobre dernier, le président-directeur général du Centre patronal SST, Charles Létourneau, était au micro de Profession gestionnaire, le balado de l’Ordre des administrateurs agréés du Québec.
Écoutez ci-dessous l’entretien et prenez connaissance ci-après de certaines informations complémentaires et données évoquées par Charles Létourneau pour l’occasion.
Rendre la santé-sécurité omniprésente dans les organisations
En matière de santé-sécurité, les gestionnaires ont un rôle important à jouer, ainsi que des obligations à respecter… et à faire respecter par l’entremise de multiples intervenants. Ainsi, par leur positionnement stratégique au sein des organisations, ils constituent des acteurs clés de la SST.
À juste titre, Henry Mintzberg, professeur à l’Université McGill, affirme que « les gestionnaires sont importants dans la mesure où ils aident les autres à être importants ». Ils ont donc la possibilité de faire vivre la culture de SST autour d’eux, et bien au-delà, à travers tous ceux et celles qu’ils côtoient, qui peuvent à leur tour devenir des ambassadeurs de la SST, même s’ils ne portent pas officiellement cette désignation.
De la sorte, comme le mentionne Charles Létourneau, la SST constitue un levier stratégique et culturel aux retombées considérables. Elle permet notamment d’augmenter l’efficience des organisations et leur notoriété, de même que la rétention du personnel, son engagement, et même sa créativité.
Des réalités SST quantifiables
Voici quelques-unes des données mises en avant par Charles Létourneau au cours de l’entretien.
- Plus de 90 % des dirigeants estiment que la culture organisationnelle est essentielle à la réussite de leur entreprise, mais seuls 15 % jugent que la leur atteint le niveau souhaité.
- Les entreprises misant sur des employés heureux surperformeraient les indices de référence de 4 %.
- Selon les études, 1 dollar investi en prévention permettrait d’économiser jusqu’à 10 dollars en indemnisation, en réadaptation ou en perte de productivité.
- Un sondage de 2022 indique qu’un employé sur trois œuvrant dans un secteur de compétence fédérale n’aurait pas rapporté les incidents sérieux de harcèlement ou de violence subis au cours des deux dernières années.